La fin de l’anonymat

16/08/2010 RemiB 4 commentaires

Ce n’est peut être pas une surprise pour vous. Ce n’est peut être même une surprise pour personne. Mais l’anonymat n’existe plus.

Quand je parle d’anonymat, je parle de votre identité globale, de la possibilité pour n’importe qui sur terre de vous identifier instantanément uniquement depuis votre visage. Je ne parle pas seulement d’une recherche avec vos noms et prénoms sur google.

Si je ne vous connais pas, que je vous trouve jolie, et que je vous croise dans la rue, il m’est aujourd’hui possible de vous envoyer des demain des fleurs par la poste sans vous avoir parlé. Juste en vous prenant discretement en photo avec mon téléphone portable.

Et ce, même si je suis en voyage en Australie.

Cet article va peut être vous paraître long, mais j’ai jugé nécessaire d’appuyer mes propos par une démonstration technique réalisée ces derniers jours.

1) L’API Facebook

Tout part de là. Il y a quelques semaines, j’ai voulu me faire la main sur le développement d’applications facebook. Si vous n’y connaissez pas grand chose, les applications sont par exemple des jeux auxquels vous jouez directement depuis votre profil facebook.

Pour permettre à ces applications de dialoguer avec votre profil, par exemple récuperer votre photo, votre liste d’amis, facebook a mis en place une API.

Résumons le rôle de cette API à une passerelle entre mon application et facebook.

Lors de l’installation de l’application, vous pouvez donner acces ou non à certains éléments de votre profil. Comme vos albums photos et ceux de vos amis.

Et à ma grande surprise, le flux concernant les albums photos et les photos contient également les personnes marquées dans le photos.

Et les coordonées de leur visage.

Voila mon point de départ. A l’heure actuelle, Facebook est une base de donnée de visages, accessible à n’importe qui programme une application.

Quand ça m’a interpellé, on m’a prit pour un parano. J’ai donc décidé d’aller un peu plus loin dans mon raisonnement en développant une petite application…

2) Mon application

Ici, rien de compliqué. Lorsque vous installez mon application, elle vous demande l’autorisation d’accéder à vos albums.

Son principe est simple, elle scan tous vos albums et les albums de vos amis, et lorsqu’elle trouve une photo avec quelqu’un de marqué, elle crée, chez moi, un répertoire qui porte le nom de votre ID facebook, dans ce repertoire, un sous repertoire portant l’ID de l’album, et enfin, y crée une copie de la photo hébérgée sur facebook.

J’ai donc, “chez moi”, la photo que vous aviez hébergée sur facebook, bien rangée dans un dossier.

Ensuite, j’utilise le XMP pour rajouter des informations dans le fichier de votre photo.

Pour faire simple, si vous aviez une photo entre les mains, le XMP correspondrait à ce que vous ecriveriez au dos de la photo. Dans notre cas, par exemple “Emile et Léa”.

Sauf que le XMP va un peu plus loin, il permet de preciser un cadre dans lequel est le visage de la ou les personnes marquées. Ca tombe bien, Facebook me donne les coordonées de ces visages…

J’ajoute donc dans l’image les personnes présentes, et leur position.

Et ce pour chacune de vos photos. Et pour chacune des photos de vos amis auxquels vous avez accès. Et ce pour chacune des photos des gens qui ont installé mon application.

A ce stade, j’ai entre les mains les mêmes informations que facebook, ni plus, ni moins, mais hébergées chez moi.

3) Un petit coup de main de Microsoft

Il ne me reste plus qu’à “mouliner” tout ça. En effet, pour le moment j’ai tout un tas de photos, avec des gens identifiés dessus. Mais rien ne me permet encore de les “reconnaitre”. Il faudrait que je prenne chaque photo, et que je regarde qui est dessus. Berk. Je n’ai pas la mémoire des visages.

J’installe donc Windows Live Photo Gallery, dans sa version actuellement en Beta.

Windows Live Photo Gallery, c’est le logiciel fourni par microsoft avec Windows lorsque vous achetez votre PC. Pas la peine de preciser qu’il est accessible à tout le monde donc.

Je lance le logiciel, j’ajoute le répertoire qui contient toutes les photos, et je le laisse travailler.

Il va aller indexer toutes mes photos, et regrouper celles qui concernent chacune des personnes. Je vais peut être à un certain moment avoir un problème d’homonyme, mais tant pis, ce n’est qu’une experience après tout, je ne suis pas le FBI.

4) Et maintenant ? A quoi ça sert ?

Et bien c’est à ce moment là que je vous répete : vous ne pouvez plus être anonyme.

Je vais à Paris, dans le metro, et je prend une photo.

A mon retour, je la glisse dans Photo Gallery. Il détecte les visages, et me propose gentillement :

“S’agit il de Léa ?”

Ensuite ? Je scan une photo dans le journal local. Une photo de groupe d’un meeting UMP.

“S’agit il de Nicolas ?”

Ou alors, j’étais à une soirée, cette nana était vraiment canon

“S’agit il de Marjo Truc ?”

Je vais sur 123people.fr et je recherche Marjo Truc.

La boucle est bouclée.

5) Ok, tu m’a fait peur, on fait quoi maintenant ?

Le but de cet article était simplement de vous faire comprendre qu’à l’heure actuelle, avec quelques lignes de code et des outils grands publics, je peux vous identifier. N’importe ou, n’importe quand.

Est ce que cela doit vous faire peur ? C’est simplement notre époque.

L’évolution, les usages ont voulu que l’indexation de personnes et d’identité se fasse par les personnes elles mêmes, de façon ludique, et non par un état / pouvoir totalitaire.

Qu’est ce que ça change ? Rien. Vous êtes fiché, vous existez.

Il faut prendre conscience de ce fait. Il faut en informer les plus jeunes. Il faut vivre avec.

La solution d’empecher Facebook de communiquer ces informations ? Inutile, un autre jour, un autre site le fera.

Mais peut être faudrait il lancer une réflexion sur la centralisation d’identité, seule façon de la contrôler, ce qui me fait, je l’avoue, encore plus peur…

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Affaire DijonScope, l’avocat du diable

04/06/2010 RemiB un commentaire

Je ne sais pas si c’est parce que je suis Dijonnais, mais il y a pas mal de bruit en ce moment.
Et comme souvent, les bruiteurs sont suiveurs. Suiveurs des suiveurs, en bout de file on n’entend plus trop la parole du mec qui est en tête. Mais il y a des potes dans la file, donc on attrape une bribe, on la répète, et on en fait son cheval de bataille.
Il y a même un groupe facebook. Le web 2.0, c’est formidable, ca permet de soutenir une cause assez facilement.

Avant de cliquer sur le bouton “j’aime” pour soutenir un petit site d’information face à un vilain géant de la presse, un vilain “ancêtre” qui demande tout plein d’argent c’est honteux, j’ai cherché à creuser  un peu le sujet. Bah oui, mon papa est sur facebook, je n’ai pas envie de gâcher le prochain repas de famille uniquement en raison d’une opinion trop vite engagée.

Je ne suis pas juriste, juste un utilisacteur d’internet, c’est donc mon seul angle d’analyse. Partons de ce fait.

1) Page d’accueil du site DijonScope, colonne de gauche, première apparition de “la revue du web”.  Mais surtout première apparition d’un lien interne au site DijonScope, qui reprend le titre exact de l’article source, les même mots clefs, donc. Ce lien renvoit vers une page sur le site DijonScope.

2) Page de l’article sur le site DijonScope. Ici le titre de l’article est encore une fois bien mis en valeur ( balise H2). L’url réécrite de la page reprend ce même titre, sur le domaine de dijonscope (et ne contient pas le nom du site source).
Le site source est bien cité, mais encore une fois pas de lien sur son nom.

Dans le paragraphe de résumé de l’article, lui aussi directement issu du site source, les liens internes (donc interne au site source) ont été supprimés.

Jusqu’à maintenant, rien n’indique directement aux moteurs de recherche la source du contenu.

Il est possible de partager l’article sur un bon panel des reseaux sociaux, mais encore une fois, le lien partagé est celui de la page en cours, donc celle de DijonScope

A ce stade, je meurs d’envie de lire l’article complet, n’ayant pas réussi à y accéder en cliquant sur le titre, je continue ma lecture,  et je tombe sur les liens sous l’article.

Le premier lien me renvoit vers un article DijonScope. Soit, mais c’est pas ce que je veux lire.

Pour lire l’article, il faut que j’aille trouver mon lien dans… Ailleurs sur le web. Là je trouve un lien “Lire l’article en intégralité sur SiteSource.com”.
En regardant le code, je vois que le lien n’a pas de title.
Ce n’est peut être pas fait exprès, mais :
- Le texte du lien sortant n’évoque pas le titre de l’article.
- La balise title est inexistante.

Visiblement, le développeur que s’est payé DijonScope a oublié quelques bases en matière de référencement… lorsqu’il s’agit de liens sortants.  * clin d’oeil chargé d’ironie*

Pour conclure, je ne sais pas qui a raison, qui a tort, qui est dans son droit, qui ne l’est pas.
Ce qui est sur, c’est que le référencement d’articles externes, apellés ici “revue du web” est drolement bien optimisé en interne.

A lire également :
LE BIEN PUBLIC VEUT CASSER DU LIEN

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La menace fantôme

04/02/2010 RemiB un commentaire

Âme. Âme du communautaire. Âme du participatif. Âme, tu disparais.

Je ne sais plus par quel bout commencer.
Il fut une époque, où, pour la première fois, j’installais ICQ. Là, par miracle, en entrant le nom de ma ville, j’avais une liste de personnes, et j’osais, suivant des critères bien personnels, les interpeller.
Il fut une époque où, pour la première fois, j’installais mIRC. Là, par miracle, en listant les salons de discussion hébergés par le serveur, j’en trouvais un qui, forcement, m’intéressait.
Il fut une époque où, pour la première fois, j’installais  un jeu multijoueur. Là, presque par miracle, après “un peu” de temps consacré à la configuration, je partageais un moment de divertissement avec un ami, ou un inconnu.
Il fut une époque où, pour concentrer tous ces amis que je croisais finalement partout au même endroit, on installait un phpBB sur un coin d’hebergement multimania (mygale ?).
Il fut une époque où, l’arrivée de gandi sur le marché de la vente de nom de domaine fut une révolution.

Et puis tout le monde parla de “stratégie internet”, les plus grand mirent les pieds dans ce nouveau monde qu’ils ne connaissaient pas, faisant confiance à des personnes ou entreprises qui disaient s’y connaitre, avoir fait des études de marché, et que oui, commercialement parlant, pour faire du business, internet, c’est l’avenir. Et ils avaient raison, internet, c’était l’avenir. Mais demain, c’est loin.

Rideau. Explosion de la bulle. RAZ de la crédibilité du support, on recommence mais…

Cette fois ce sont les gens qui ont grandi avec le net qui sont aux commandes, ils se lancent sur des concepts auxquels ils croient, puisque c’est ce qu’ils veulent, eux, mais qu’ils ne trouvent pas. Et ce n’est pas un hasard si le web devient “social”. Il révèle juste sa vraie nature. Les blogs font leur apparition, et servent déjà de tremplin alternatif aux sites innovants  (qui a dit LaFraise)  qui ont bien comprit qu’ils peuvent se passer des régies publicitaires.

Je ne suis pas historien du net, juste contemporain, et quand même un peu acteur, à mon echelle. Je vais m’arrêter là dans cette mise en situation de peur de dire un peu plus n’importe quoi. Je vais me réorienter vers le fond du post, le sujet qui fait que vous venez de vous taper 384 mots.

Ca tombe bien que j’en arrive à parler de LaFraise, ça va être mon exemple d’illustration.

Ayant évolué en même temps que les outils, aujourd’hui,  je suis moins sur mIRC que sur twitter et Facebook. Et je dois avouer que ces derniers mois, j’ai un peu peur. Je me sens comme un navi qui voit débarquer tout un tas de Jack Sully sur sa planète oueb 2.0. Ils utilisent “nos” outils, apprivoisent “notre” langage, et finissent par calquer nos usages. Ok, le parallèle avec AVATAR est en partie une chasse au référencement, mais au final assez parlant. Ils, ce sont les nouveaux chercheurs d’or. Oh, ils peuvent être passionnés par le web, et foncièrement honnêtes dans leur démarche, mais ce qu’ils veulent, c’est transformer notre âme, et finalement même, la détruire. Tels des apprentis sorciers, ils courent à la catastrophe.

Revenons à notre Fraise. Plus qu’un site de vente de t-shirt, le site est devenu en 3 ans un véritable modèle de communauté virtuelle. Avec ses fans, ses mécontents cycliques, et surtout, surtout, son élément fédérateur Patrice Cassard. Mais il n’avait rien demandé à personne. IL n’était pas son concept. Il s’est juste retrouvé là, à animer le site, son idée avait une âme. Je ne pense pas que Patrice Cassard se soit une seule seconde proclamé community manager de quoi que ce soit.

Ensuite ? Ensuite il revend son site, et le nouveau propriétaire recrute lui, des community manager. Oh oui, le site fonctionne toujours, mais la clientèle est elle restée la même ?

Ca y est, j’ai cité le gros mot du moment. Community Manager.

Et oui, le mot existe, et puisque le mot existe, le metier doit aussi exister, non ? C’est évident. Mais si, il a sa définition sur wikipedia.

“Le community manager a pour mission d’animer les échanges entre internautes utilisant un service web commun et de faire respecter les règles de bonne conduite au sein de la communauté.”

Le métier de community manager serait donc une nouvelle apellation pour “modérateur”. Pourquoi pas. Allons plus loin.

Et c’est là que j’ai peur. Quand ça va plus loin. Il y a même une partie de la définition dédiée à la formation, et quand je vois école de commerce, cette fois, ça me file des boutons. Et, cerise sur le gâteau, il y a même une fiche de poste APEC. Ce sont les recruteurs qui vont être contents.

Je me perds dans les dédales d’une chose que je n’arrive pas a expliquer, à exprimer. Je dois absolument faire simple, au risque d’ennuyer la seule personne qui est arrivée à me lire jusqu’ici. Il faut que j’arrête de poster sur des sujets qui touchent mon affect.

NON on ne se proclame pas community manager.
NON on ne se forme pas au métier de community manager
NON  on ne devient pas community manager

Les community manager, ca n’existe pas. Soyons humbles s’il vous plait. N’imaginons surtout pas des plans de com de lancement de produit avec un mec dédié à ce lancement qui remuera les bras dans tous les sens pour attirer l’attention. Ça, c’est animateur de supermarché. Alors oui, si le community manager doit être un animateur de supermarché virtuel, de e-commerce, dans ce cas pourquoi pas.

Si la notion de community manager doit disparaitre, c’est au profit de l’appropriation des outils d’aujourd’hui et demain par les entrepreneurs eux même. Qui mieux que la personne impliquée dans un projet peut en parler, doit en parler ? Qui mieux que cette personne peut fédérer autour de son projet, recevoir des encouragements et répondre aux questions ?

Si un tier doit intervenir, ce n’est pas pour s’approprier les actions et faire le travail d’un reponsable de com, mais pour former, accompagner, crédibiliser les outils et le net.

Car comme dirait l’autre, il y a dans ce pays, une fracture. Une fracture ouverte entre les entrepreneurs locaux et les prestataires TIC.

Je ne participerais pas à l’élargissement de cette brèche, mais si vous voulez construire un pont, vous pouvez compter sur moi.

Et vous, tous les Jack Sully,  je vous fait confiance pour admettre que le seul moyen de me donner un peu raison, c’est d’admettre que vous avez un petit peu tort.

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S’il te plait google, je veux pas être partout chez toi

07/11/2009 RemiB 4 commentaires

Le web social.

Le web social, c’est l’interaction, l’échange entre les utilisateurs d’un même site. Le Web social permet de partager son savoir, son expérience, ses sentiments. Le web social, c’est le présent, et l’avenir.
Le web social, ce sont des outils, simples à utiliser, pour entrer en relation avec l’autre.
Le web social, c’est un nom, un pseudonyme, une identité qui véhicule une image, notre image, sur un espace de discussion.

Je me suis longtemps caché derrière un pseudonyme avant d’utiliser mon prénom et mon nom sur internet. J’ai mis longtemps à assumer cette identité numérique. Désormais, sur internet, j’existe, et je souhaites exister.
Alors je m’exprime, je réagis, je débat.
Parfois, je fais des blagues salaces. Parfois, je fais des remarques pertinentes. Parfois, je rentre en contact avec des prospects, et peut être que parfois, je croise mon futur employeur.

Mais souvent, tout le temps, je laisse une trace. RemiB par ci, RémiB par là. A chaque mot envoyé sur la toile, j’associe mon nom.

Et puis il y a les moteurs de recherche. Google. Ce mot est sur toutes les lèvres, dans tous les twitts, 12 fois par jour.
Google, en Janvier 2009, c’etait 90% des recherches effectuées par les français. Je connais des gens, beaucoup, qui ne tapent même plus l’url du site qu’ils vont visiter dans la barre d’adresse, ils la tapent dans google.
Je connais des gens, plus ou moins agés, qui ne vont pas sur internet, ils vont sur google, comme on allait sur AOL.

Qui n’a jamais essayé de taper son nom dans google ? Qui n’a jamais recherché son pseudo ?
Il y a même des sites internet de concours de zizi sur la présence google.

google, ce formidable outil

google, ce formidable outil

Moi, j’adore google. J’utilise tous leurs services. Google, ils sont gentils, ils donnent tout gratuitement, pas comme Microsoft.
Quand je tape mon nom dans google, je retrouve TOUT ce que j’ai posté sur internet. Même si c’était il y a 10 ans, sur un site réalisé avec Frontpage Express. Je trouve ça génial de retrouver comme ça, en un clic, ce que j’avais moi même oublié, comme des dessins, réalisés sous paint, pour un concours Infonie. Ca m’était complètement sorti de la tête.

Mais quand je tape mon nom dans google, je ne trouve pas mon site internet, mais l’intégralité des endroits ou mon nom ou mon pseudo apparait. Je ne l’ai pas choisi.
Je peux faire le choix si j’en ai envie sur mon site officiel, puisque c’est moi qui le gère. Je peux demander à google de ne pas me référencer. Mais jamais, non, je ne peux dire à google de ne pas me référencer quand je suis chez les autres. Paradoxal ? Continuons.

Dans ces années folles, celles ou j’étais sur Infonie, il y avait un site : copains d’avant. C’était révolutionnaire, on pouvait s’inscrire, entrer des informations, et retrouver des anciennes connaissances selon ces infos (ancien collège, lycée…).
En revanche, la mise en relation était payante. Le modèle économique était basé sur cette mise en relation. Après tout, ça se tenait.
Et puis un truc bleu est arrivé. Facebook. La même chose en gratuit. A grand coup de sujets dans les JT, la pénétration de l’outil en France a été fulgurante. Copains d’Avants a réagit, et ouvert les vannes.
Tous les profils, publics, pif, paf, du jour au lendemain. Le site étant déjà hyper bien référencé, je me suis retrouvé là, exposé.
Même scénario pour trombi.com.

J’ai récemment supprimé complètement ces deux profils, mais des résultats restent sur google, il faut que moi, je retire tous les résultats, un à un, du cache de google, en passant par l’outil idoine. Quoi ? Tu veux plus apparaitre chez moi ? Bah fais ton ménage !
Et encore, faut il que la requête soit acceptée… vous savez, que le propriétaire du site glisse une balise qui dit qu’il faut pas indexer la page !

Je me suis donc tourné vers des outils plus pros, comme Viadeo par exemple.
J’y ai crée mon profil, avec mes noms et prénom en clair. Très vite, je me suis encore retrouvé sur google. J’avais beau fermer mon profil via les options, rien n’y faisait, j’avais oser poster dans un Hub, j’étais donc digne d’apparaitre sur le moteur de recherche !
Malin comme un singe, j’ai switché mon profil en “afficher votre prénom et la première lettre de votre nom”. Je croyais avoir remporté la bataille du référencement de mon compte Viadéo… c’était sans compter sur la gestion statique des noms d’utilisateurs sur les messages postés dans un hub. OUILLE.

Je suis donc là, las, impuissant, indexé donc montré du doigt.

Nelson, Les jeux de mots sont mon fort !

Nelson, Les jeux de mots sont mon fort !

Et puis je remarque un détail, un site, encore plus vicieux que google, un site avec de la publicité, un site dédié à une seule et unique chose : la recherche d’information sur les gens.
123people.

Le principe est simple, vous entrez le nom, le prénom, et vous obtenez TOUTES les infos qui trainent sur le net concernant la personne, photos comprises. Les blogs, les profils sociaux, les numéros de téléphone (si présent sur les pages blanches), tout ceci sur une seule et unique page, c’est magique. Génial.

Cette fois c’est sur, je suis sur internet.

123people, ils créent une page à chaque nouvelle requête. La page est indexée par google. La page est le premier résultat de recherche sur la personne. 123people, ils créent une latence dans la disparition des traces sur internet, car ils continuent d’afficher des choses que vous avez effacé de google.
Et quand vous leur faites remarquer, ils vous rient au nez. Ils vous répondent une seule et unique chose :  vos données ne sont pas hébergées chez nous, on ne fait qu’agréger, faites votre ménage. Et pourtant, la page 123people avec mes noms et prénom, elle existe.
Je peux même y créer une alerte en cas de nouveauté. Idéal pour que ma RH suive un peu mon activité sur le net tiens.

Ce genre de service n’existe que par et pour google.

Je ne sais pas quelles sont les lois à propos du regroupement d’information sur une personnes. Je ne sais pas si il existe un degré d’habilitation à la surveillance et à l’archive de l’activité d’une identité. Mais je demande un tout petit service à google :

laisse moi gérer MON identité. Trouve une solution dans ton algorythme pour identifier quand ce que tu ajoutes dans ta base concerne une personne. Surtout quand celle ci assume ses noms et prénom sur internet. Ajoutes moi uniquement si j’autorise la publication chez toi de ce que j’ai posté ailleurs, de mon activité ailleurs.

Pardon google si je t’ai cité en exemple, mais je n’ose même pas parler de Bing, qui ignore complètement les balises no-index. Lui, il ne mérite même pas d’exister.

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Mais Monsieur, toutes ces données sont publiques !

03/11/2009 RemiB 20 commentaires

Le cas m’avait déjà frappé il y a peu, lors d’un test de dé-référencement massif de ma pomme.

Je m’explique :
Pour une étude de cas concrète sur la vitesse de référencement / déférencement de google, je me suis auto proclamé cobaye.  Je me suis donc inscris il y a quelques mois sur 3 ou 4 sites de freelance, en plus des mes autres profils publics. J’ai ensuite laissé google faire son boulot. Il y a deux semaines, j’ai entrepris la démarche inverse : utiliser l’outil de google pour mettre à jour les pages me concernant sur lesquelles j’avais supprimé mon  nom, ou alors les comptes que j’avais carrément supprimé / résilié.

Je ne vais pas vous débriefer le déroulement et le résultat de ce test, ce n’est pas le sujet de ce post. En revanche, j’avais contacté 123people pour qu’ils virent la page qu’ils hébergent sur leur site, et qui porte mes noms et prénom. Vous savez, la fameuse www.123people.fr/s/prénom+nom. J’ai donc eu la réponse à laquelle je m’attendais :

“Monsieur, ces données sont publiques, elles sont sur internet”

J’avais du mal m’exprimer, puisque ma demande portait sur la page à mon nom, et pas sur les données qu’elle contient, mais soit, je prend acte, les données qui me concernent qui sont publiées sur internet sont “publiques” et peuvent être agrégées par n’importe qui. En l’occurence 123people.

Et puis là, cet après midi, rebelotte.

Je poste un petit twitt un rien provocant à propos du service http://www.rssfriends.com/ .
Le principe de ce service est simple : vous rentrez un pseudo, et vous obtenez des flux RSS des gens qui suivent le compte, le quittent, des gens suivis et dé suivis par le compte. Que ce soit votre compte, ou pas.

L’auteur du service me répond, c’est déjà bien, en m’indiquant que ce n’était pas fait pour ça, mais que oui, en effet, ça peut aussi servir à espionner les comptes des autres. Mais que de toutes façons, toutes ces informations sont publiques.

Bon, là, vous vous dites “il est bien sympa Rémi de nous raconter sa vie, mais ses twitt et ses googlages, on s’en bat le steack”

On en arrive donc enfin à la question posée par ce billet, avec une mise en parallèle comme je les affectionne :

Demain, je vais suivre ma voisine. Je vais noter tous ses déplacements, les gens avec qui elle parle. Je vais noter ce qu’elle dit à sa boulangère. Je vais aussi relever sa plaque d’immatriculation. Puis je vais prendre toutes ces infos, et les épingler sur un tableau d’affichage, dans la rue.
Tous ses déplacements, toutes ses conversations, auront eu lieu dans un endroit “public”. Donc par défaut accessible à tous.

Je n’ai fait qu’agréger madame.


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SAV 1 – Définir les bases

05/10/2009 RemiB un commentaire

Premier article d’une série dédiée aux futurs clients de prestataires web, qui ne savent pas trop par quel bout commencer…

Vous êtes une petite société, une association, et vous voulez un site internet.

A vrai dire, un site internet, vous en avez déjà un, et c’est Julien qui vous l’a fait. Julien, c’est votre neveux, c’était en 1999, et étant au collège, il avait du temps à vous consacrer. Là, maintenant, c’est d’un nouveau site dont vous avez besoin, super moderne, mieux que celui de votre concurrent direct.

Cette courte introduction caricaturale pose les bases d’une demande grandissante, directement liée à un phénomène nouveau : la prise de conscience de l’importance de l’e-réputation par les entreprises. Le problème, c’est que vous n’y connaissez pas grand chose, vous savez juste qu’il faut être sur internet, et mieux que maintenant.

Vous avez entendu parler de référencement, de site à 1€ par jour. Vous recevez un mail par semaine de prestataires plus différents les uns que les autres. Et cela ne vous aide pas à mieux comprendre de quoi vous avez besoin.
Nous y voilà. De quoi avez vous besoin au juste ?
D’une simple présence sur internet ? De présenter vos produits ? De mettre en avant vos réalisations, vos partenaires ? De présenter votre point de vue sur l’actualité de votre secteur via des billets d’humeur ? Tout ça à la foi ?

Car c’est à vous, et a vous seul de définir votre besoin en terme de présentation, de contenu. En sachant ce que vous voulez, vous serez plus sur de vous, plus fort face au prestataire. Vous obtiendrez des devis précis, plus concrets.

Des devis et offres reçues, ne conservez que les adresses mail, oubliez tout ce que l’on vous a proposé, offert, bradé, et prenez une feuille blanche. Interro écrite monsieur le directeur.

Le sujet est le suivant : Si je devais parler de mon entreprise, de mon activité, comment est-ce que  je présenterais les choses?
La plume glisse sur le papier, du moins je l’espère pour vous. Ca y est, vous avez un premier jet de contenu. Car voici ce qui va conditionner l’intégralité de la prestation demandée : le contenu du site.

Il va maintenant  falloir en extraire toute l’essence, les choses importantes. C’est ceci que l’on appelle les mots clefs. Pour les obtenir, rien de plus simple, prenez une phrase, transformez la en un ou deux mots. Plus vous aurez été prolixe dans la description de votre activité, plus vous pourrez en sortir de mots clefs. Logique.

Mettez ces mots clefs de coté.

Reprenez votre texte, et essayez de le structurer, d’établir un rubriquage, n’ayez pas peur de reboucler le rubriquage sur les mots clefs, c’est normal, tout va bien.

Mettez ce rubriquage de coté.

Maintenant, un peu plus compliqué, car plus abstrait, essayez de mettre sur papier le coté affectif de l’entreprise, de son image, une impression, un sentiment que vous voudriez faire passer. Essayez d’en sortir 3 mots, une phrase, une ligne de conduite. Quelle odeur, quel touché a votre entreprise ?

Ces définitions, gardez les.

Vous avez maintenant en main l’âme de votre futur site, c’est à dire :
- Ses mots clefs (de quoi ça parle)
- Son rubriquage (comment on le range)
- Son contenu (comment on en parle)
- Son potentiel de forme (que doit il inspirer)

Il manque le tout dernier élément, celui qui influera sur ces 4 éléments au final : l’objectif du site. Il va falloir trouver une explication simple à la question suivante :

Pourquoi monsieur, avez vous besoin d’un site Internet ?

Attention, ce n’est pas DE QUOI avez vous besoin dans votre site, mais POURQUOI faites vous un site.
Si tout va bien, vous devriez trouver des éléments de réponse dans les 4 démarches précédentes.

Bonne chance !

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Mon premier Barcamp

03/10/2009 RemiB 3 commentaires

Convoqué à 9h, un samedi matin, au réveil je ne faisais pas le malin. Accompagné par mon courage et mon envie de découvrir enfin ce qui se cache derrière une description peu accrocheuse, je me rend donc sur les lieux.
Les premiers arrivés sont ceux qui ont consacré du temps ces derniers mois à la préparation de l’évènement, accueil chaleureux, café croissants. Le premier contact est forcement positif.
Petit moment de flottement et arrivée diluée des participants, convoquer des gens à 9h c’est forcement débuter à 10h. En attendant, les thèmes sont proposés, et assignés à leur salle respective.

Pour débuter, je choisis l’atelier “Informatique, Internet et responsabilité”. Je m’attendais à un débat sur les risques juridiques encourus lorsque l’on s’exprime sur internet, mais non, nous avons abordé le sujet de la responsabilité liée aux engagements (ou pas) des prestataires de service informatique envers leurs clients. Et c’était autrement plus intéressant que de savoir si l’on risque la prison pour un troll lâché sur un blog.
J’ai découverts grâce aux intervenants, notamment un avocat qui a pour habitude de défendre ce genre de cas, que la mise en place d’un cahier des charges de la part du client pour démarcher un prestataire n’était pas systématique. Ca me donne envie d’en écrire plus sur ce sujet par la suite. Je l’ajoutes à ma todo list.
Pour résumer rapidement, et de mon point de vue cet atelier, deux courtes phrases (qui paraissent pourtant évidentes) suffiront :
Clients, établissez vos besoins AVANT de démarcher un prestataire.
Prestataires, ne travaillez pas sans cahier des charges client, sans objectif.

Après une courte pause, j’enchaine sur un second atelier, qui porte sur “les blogs pro : Pour qui et pour quoi faire ?”. Un sujet proposé par Karine Toussaint, une spécialiste du milieu. On a pu y débattre sur la différence éditoriale entre un site et un blog pour une entreprise. Sans aucun doute, le Blog pro est l’outil de communication par excellence pour parler de la vie de son entreprise, hors actualité officielle. Une petite réserve toutefois sur un fait important à mes yeux : pour qu’un blog “fonctionne”, qu’il obtienne l’adhésion des lecteurs, il faut que l’auteur des billets soit clairement identifié, qu’il porte l’image “décalée” de l’entreprise. “Décalée” ne signifiant pas forcement “Comique”, mais plutôt “en phase avec l’esprit blog”. On aurait pu déboucher sur un autre atelier portant sur la perception du métier de community manager, indispensable au sein des grosses entreprises souhaitant une présence 2.0, un interlocuteur unique identifié.
Encore un échange vraiment intéressant.

Et puis c’est la pause de midi, j’engloutis deux sandwichs. Je profites d’ailleurs de cette pause pour vous rappeler le principe des Barcamp.

Comme je n’aime pas la définition officielle, trop peu racoleuse à mes yeux, je vais essayer de vous l’expliquer à la mode pionnier du net, et ça va pas être bien compliqué.

Un BarCamp, c’est un Forum IRL.

Vous vous inscrivez, vous postez un topic, et des gens répondent, débattent, ça part en troll, puis c’est modéré. Parfois, 3, 4 réponses, une discussion de fond totalement hors sujet émerge, c’est modéré à nouveau. Et puis on avance sur le sujet principal. Chacun apporte sa réponse, sa question. Le temps s’écoule. On clos le topic.

Maintenant, imaginez que les personnes inscrites sur ce forum, c’est vous, moi, des chefs d’entreprise, des avocats, des chargés de communication, des développeurs, des demandeurs d’emploi.

Vous avez votre BarCamp.

La définition en tête, j’ai fini mon sandwich.

Le dernier atelier auquel je participe parle de twitter et de micro blogging. Encore une fois chacun partage son usage, son expérience. On essaie d’expliquer aux personnes qui ne connaissent pas le service le principe de l’outil. Et l’on se rend compte qu’il n’en a pas. Qu’il n’a pas d’utilisation prédéfinie. Twitter est l’exemple type d’un outil web dont l’utilité est fonction de l’usage, et ce qui est fort, c’est que notamment grâce aux nombreuses application tierces, on en trouve toujours un.

On se quitte tous aux alentours de 17h pour profiter des derniers rayons de soleil un peu chauds de l’année.

Et moi, j’ai hâte d’y retourner.

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Pisser sous la douche, et après ?

24/08/2009 RemiB 2 commentaires

Je vais finir par croire que toutes les idées fines et poétiques viennent du Brésil. Après la déferlante string pour toutes (et tous), nous allons peut être devoir tous nous mettre à faire pipi sous la douche le matin au réveil.
Une ONG locale vient de faire le calcul, se lâcher tous les matins, c’est économiser 4 380 litres d’eau potable. Mais quitte à s’investir pour la survie de la planète, autant aller jusqu’au bout non ?

Voici une petite liste d’actions quotidiennes qui, mises bout à bout, permettront aux personnes qui lisent ces lignes de faire mieux que les brésiliens en terme de sauvegarde de notre eau potable.

- Remplir le réservoir de la chasse d’eau avec le tuyau d’évacuation de la machine à laver le linge
Pourquoi jeter directement cette eau usée et parfumée à la lessive ?

- Avaler le dentifrice en se brossant les dents.
Selon une étude récente, se brosser les dents, c’est consommer 10 litres d’eau. En avalant systématiquement, vous économisez ainsi presque autant qu’une chasse d’eau. Faisant d’une pierre deux coups, vous rafraîchissez également votre haleine en profondeur.

- Ne pas rincer la mousse après s’être rasé.
Au risque de paraître ridicule en sortant dans la rue, mais vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous. C’est vous qui avez mal étalé, et donc par la même occasion gâché du produit. Double économie sur le long terme et identification immédiate des gros nuls dans le métro.

- Ne pas fermer le rideau de douche.
Et vous lever 20min plus tôt. Ces deux actions vous permettront de profiter des éclaboussures d’eau pour nettoyer le sol de votre salle de bain. Encore une fois, facile de voir qui est trop fainéant pour sauver la planète lors de la visite des sanitaires de vos amis.

D’autres idées ?
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Comment la géolocalisation sur twitter va tuer les réseaux sociaux

21/08/2009 RemiB 9 commentaires

Qui c’est qu’a twitté ?

Cette belle question aura bientôt instantanément sa réponse, sans passer par un outil tiers. Twitter ayant décidé de proposer la géolocalisation des twitt, rien de forcé bien sur, vous allez enfin savoir ce que votre voisin pense de vous lorsque vous mettez la musique a fond.

Mais avec cet ajout, twitter se tire une balle dans le pied. Partant du principe évoqué par Biz Stone:

” Avec un niveau de géolocalisation précis, vous allez pouvoir passer de la lecture des tweets des comptes que vous suivez à la lecture des tweets de n’importe qui dans votre ville ou voisinage, que vous les suiviez ou pas. Il est facile d’imaginer à quel point cela peut être intéressant lors d’un événement comme un concert ou quelque chose de plus dramatique comme un tremblement de terre “

on est en droit de se demander si twitter ne va pas resserrer les liens IRL, et ainsi redonner un souffle d’humanité à tous les geeks de la terre, qui, se tenant par la main, partageront enfin de vive voix leur impression sur le dernier Transformers.

Oui, vous pourrez voir que le mec, à coté de vous, avec sa tête d’abruti, il adore lui aussi Britney Spears. Vous pourrez même vous découvrir des points communs avec la vieille d’à côté, et finir par accepter d’aller promener son chien et de boire un petit café le vendredi après midi.

De là à ce qu’elle vous ajoute dans ses amis facebook, il n’y a qu’un pas. Et Facebook sera contaminé. En ajoutant de vrais amis, de vrais gens que vous croisez tous les jours, Facebook va devenir inutile. Les soirées diapo feront leur grand retour, rebaptisées “soirées LCD full HD 132cm” (sponsorisées par les 3 suisses).

Très vite, vos visites sur Facebook et Twitter s’espaceront. Jusqu’à disparaître complètement. Une tape sur l’épaule vous révélera la futilité d’un poke. L’alcool aidant, vous finissez vos nuits à jouer à action ou vérité, rendant ainsi obsolète “Ce que vos amis pensent de vous”.

Vous abandonnez également vos flux rss, car votre nouvel ami, pigiste dans un quotidien local vous explique que l’information sur internet va tuer son journal.

Les rencontres entre amis demandant énormément de place, les appartements se font trop petits, et les gens achètent ensemble de grands terrains où ils construisent leurs maisons, cultivent leurs légumes, se laissent pousser les cheveux.

L’amour fait main basse sur la planète.

Il n’y aura pas de grand frère imposé

Il n’y a pas si longtemps, je me souviens de discussions à propos du fait que c’était dégueulasse, toutes ces caméras dans les rues, épiants notre façon de traverser la route. Nous étions révoltés, en 2000, par la densité des caméras à Levallois-Perret. Maintenant, tout ceci me fait sourire.

Has been. Désormais, la surveillance, l’auto fichage font partie des tâches quotidiennes du citoyen connecté.
Facebook, l’étape mainstream, à l’heure actuelle, on peu dire qu’un français sur cinq y est inscrit. Dans le meilleur des cas, la moitié d’entre eux a réglé ses parametres de confidentialité pour ne pas être indexé par google. Ce qui nous fait 8 millions de français dont le nom et le prénom associés à une photo ont été indexés par Google. Appelons  cette indexation le facteur X.

Google, le bien aimé. J’ai toujours été persuadé que ce qui fait la différence entre l’aura de Google et celle de Microsoft, à la grande époque de ce dernier, c’est le fait de proposer ses outils gratuitement.
Parmi ces outils, Picasa. Simple, Ergonomique, vraiment pratique, et associé à un compte en ligne pour partager ses photos, Picasa s’avère être un outil véritablement efficace. Picasa est sympa, car il vous propose de vous dédouaner de la fastidieuse tâche “tag” des personnes sur les photos en le faisant à votre place. Pour cela, une courte phase d’apprentissage, dans laquelle vous indiquez à qui sont les visages pointés par le logiciel. Appelons  cette étape le facteur Y

Et vous voyez où je veux en venir, l’équation X + Y.

On couple cela avec Z, les informations EXIF des photos, et la conclusion est la suivante : à l’heure actuelle, google possède les outils permettants de déterminer qui fréquente qui, à quelle régularité, pendant combien de temps. Vous étiez où pour le reveillons de Noel 2005 ? Chez vos parents ? Pourtant il n’y a aucune photo de vous en leur compagnie à cette date, par contre, on vous voit avec cette demoiselle, la veille, vous savez, celle qui a été retrouvé morte ce matin. Rassurant non ?

Mon premier conseil s’adresse donc aux criminels et autres habitués des petits larcins : évitez de mettre une vraie photo de vous sur facebook, skyblog et autre myspace, même si arborer des liasses de billets verts c’est génial !

Allons un peu plus loin, en continuant avec les outils google, associé à un autre objet top tendance hype : l’iphone.
Il y avait 810 000 iphones vendus en France en Mars 2009. Associé à l’application Google Latitude, l’Iphone permet de vous localiser sur une carte. Outil indispensable pour éviter l’éternelle question “Allo, t’es où” apparue au début de l’ère du bipbop.
Vous pouvez donc, sur la base du volontariat, communiquer votre position à vos amis. Génial non ?

Maintenant ajoutez une photo sur picasa, prise avec votre iphone, à Pigalle, 23h34, google serait vraiment très cool s’il pouvait géolocaliser la photo en temps réel non ? Un service à venir, sans doute. Et l’on en sera très content. Même si le visage de Jean Pierre apparait dessus. Jean Pierre qui n’a pas d’Iphone. Jean Pierre qui, persuadé d’avoir réussi à embrouiller sa femme va se retrouver SDF et divorcé dans deux mois grace au combo Facebook + Picasa. Finish him !

Sans aucune transition, passons à un autre outil en vogue et en phase de déploiement : les puces RFID. Même si la société violet, véritable messie français de la technologie est en mauvaise posture, il n’y a aucun doute sur l’avenir de ces puces. Sans tomber dans la science fiction, on peut imaginer que dans 1 an, 2 peut être, la totalité des produits et marchandises vendus possedera sa petite puce d’identification. Tellement plus pratique que les codes barres, car sans contact direct ni sens de lecture.

Mme Michu qui fait ses courses chez Auchan a découvert cette année le service rapid auchan, elle fait ses courses normalement, mais se balade avec un pistolet lecteur de codes barre. Ca lui permet de remplir son caddie en ayant en temps réel le prix de ses achats, et de faire un passage en caisse plus rapide. Cela plait tellement à toutes les Mme Michu de France que le systeme est décliné par toutes les enseignes, et le nombre de caissieres rapidement diminué. Puis Mme Michu en a marre de cette corvée. Les enseignes déploient le RFID. Vous mettez l’article dans le caddie, et il est enregistré, son prix s’affiche sur un petit écran situé juste au dessus de l’endroit ou vous glissez votre pièce de 250€ comme caution pour ces caddies hi tech.

Bref, vous faites vos courses plus vite, pas de passage en caisse, juste un portique de controle RFID qui compare votre passage à ce qui a été bipé par le caddie, avant de vous laisser sortir. Pas de paiement, tout est débité directement sur votre compte. D’ailleurs le coup de la pièce de 250€ comme caution, c’était de l’humour, c’est une carte bleue que vous glissez dans le caddie.

Arrivé chez vous, vous rangez vos aliments dans vos placards, dans le frigo. Eux même équipés de lecteurs. Vous avez vos statistiques de consommation de céréales et donc vous pouvez prévoir que la prochaine fois, il faudra en acheter deux paquets. Vous voyez également que vous avez mis plus longtemps à les manger cette fois ci, normal, ils ont changé la recette dernierement, et ils vous plaisent moins.

Eventuellement, le renouvellement du stock d’aliment se fera automatiquement grace à ces statistiques, avec livraison à domicile.
Ces statistiques seront donc envoyées à votre distributeur préféré. Celui qui a été reperé grace à votre Iphone, c’est celui ou vous allez le plus souvent, ou alors que vous avez enregistré en nouveau favoris lors de votre dernière visite. Lorsque vous êtes arrivé dans le supermarché, une caméra vous observait, et vous a distribué immédiatement un coupon de réduction pour vos céréales, elle a reconnu votre visage.
Vous avez également un coupon de réduction pour un jeu vidéo, pour votre fils, celui ci est encore absent aujourd’hui alors qu’il vient 1 fois sur 2 avec vous normalement, il faut le re-fideliser.

Viens donc la conclusion, sous forme de question : et si Big Brother, c’était Mamouth ?

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