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Archives pour la catégorie ‘Identité numérique’

S’il te plait google, je veux pas être partout chez toi

07/11/2009 RemiB 4 commentaires

Le web social.

Le web social, c’est l’interaction, l’échange entre les utilisateurs d’un même site. Le Web social permet de partager son savoir, son expérience, ses sentiments. Le web social, c’est le présent, et l’avenir.
Le web social, ce sont des outils, simples à utiliser, pour entrer en relation avec l’autre.
Le web social, c’est un nom, un pseudonyme, une identité qui véhicule une image, notre image, sur un espace de discussion.

Je me suis longtemps caché derrière un pseudonyme avant d’utiliser mon prénom et mon nom sur internet. J’ai mis longtemps à assumer cette identité numérique. Désormais, sur internet, j’existe, et je souhaites exister.
Alors je m’exprime, je réagis, je débat.
Parfois, je fais des blagues salaces. Parfois, je fais des remarques pertinentes. Parfois, je rentre en contact avec des prospects, et peut être que parfois, je croise mon futur employeur.

Mais souvent, tout le temps, je laisse une trace. RemiB par ci, RémiB par là. A chaque mot envoyé sur la toile, j’associe mon nom.

Et puis il y a les moteurs de recherche. Google. Ce mot est sur toutes les lèvres, dans tous les twitts, 12 fois par jour.
Google, en Janvier 2009, c’etait 90% des recherches effectuées par les français. Je connais des gens, beaucoup, qui ne tapent même plus l’url du site qu’ils vont visiter dans la barre d’adresse, ils la tapent dans google.
Je connais des gens, plus ou moins agés, qui ne vont pas sur internet, ils vont sur google, comme on allait sur AOL.

Qui n’a jamais essayé de taper son nom dans google ? Qui n’a jamais recherché son pseudo ?
Il y a même des sites internet de concours de zizi sur la présence google.

google, ce formidable outil

google, ce formidable outil

Moi, j’adore google. J’utilise tous leurs services. Google, ils sont gentils, ils donnent tout gratuitement, pas comme Microsoft.
Quand je tape mon nom dans google, je retrouve TOUT ce que j’ai posté sur internet. Même si c’était il y a 10 ans, sur un site réalisé avec Frontpage Express. Je trouve ça génial de retrouver comme ça, en un clic, ce que j’avais moi même oublié, comme des dessins, réalisés sous paint, pour un concours Infonie. Ca m’était complètement sorti de la tête.

Mais quand je tape mon nom dans google, je ne trouve pas mon site internet, mais l’intégralité des endroits ou mon nom ou mon pseudo apparait. Je ne l’ai pas choisi.
Je peux faire le choix si j’en ai envie sur mon site officiel, puisque c’est moi qui le gère. Je peux demander à google de ne pas me référencer. Mais jamais, non, je ne peux dire à google de ne pas me référencer quand je suis chez les autres. Paradoxal ? Continuons.

Dans ces années folles, celles ou j’étais sur Infonie, il y avait un site : copains d’avant. C’était révolutionnaire, on pouvait s’inscrire, entrer des informations, et retrouver des anciennes connaissances selon ces infos (ancien collège, lycée…).
En revanche, la mise en relation était payante. Le modèle économique était basé sur cette mise en relation. Après tout, ça se tenait.
Et puis un truc bleu est arrivé. Facebook. La même chose en gratuit. A grand coup de sujets dans les JT, la pénétration de l’outil en France a été fulgurante. Copains d’Avants a réagit, et ouvert les vannes.
Tous les profils, publics, pif, paf, du jour au lendemain. Le site étant déjà hyper bien référencé, je me suis retrouvé là, exposé.
Même scénario pour trombi.com.

J’ai récemment supprimé complètement ces deux profils, mais des résultats restent sur google, il faut que moi, je retire tous les résultats, un à un, du cache de google, en passant par l’outil idoine. Quoi ? Tu veux plus apparaitre chez moi ? Bah fais ton ménage !
Et encore, faut il que la requête soit acceptée… vous savez, que le propriétaire du site glisse une balise qui dit qu’il faut pas indexer la page !

Je me suis donc tourné vers des outils plus pros, comme Viadeo par exemple.
J’y ai crée mon profil, avec mes noms et prénom en clair. Très vite, je me suis encore retrouvé sur google. J’avais beau fermer mon profil via les options, rien n’y faisait, j’avais oser poster dans un Hub, j’étais donc digne d’apparaitre sur le moteur de recherche !
Malin comme un singe, j’ai switché mon profil en “afficher votre prénom et la première lettre de votre nom”. Je croyais avoir remporté la bataille du référencement de mon compte Viadéo… c’était sans compter sur la gestion statique des noms d’utilisateurs sur les messages postés dans un hub. OUILLE.

Je suis donc là, las, impuissant, indexé donc montré du doigt.

Nelson, Les jeux de mots sont mon fort !

Nelson, Les jeux de mots sont mon fort !

Et puis je remarque un détail, un site, encore plus vicieux que google, un site avec de la publicité, un site dédié à une seule et unique chose : la recherche d’information sur les gens.
123people.

Le principe est simple, vous entrez le nom, le prénom, et vous obtenez TOUTES les infos qui trainent sur le net concernant la personne, photos comprises. Les blogs, les profils sociaux, les numéros de téléphone (si présent sur les pages blanches), tout ceci sur une seule et unique page, c’est magique. Génial.

Cette fois c’est sur, je suis sur internet.

123people, ils créent une page à chaque nouvelle requête. La page est indexée par google. La page est le premier résultat de recherche sur la personne. 123people, ils créent une latence dans la disparition des traces sur internet, car ils continuent d’afficher des choses que vous avez effacé de google.
Et quand vous leur faites remarquer, ils vous rient au nez. Ils vous répondent une seule et unique chose :  vos données ne sont pas hébergées chez nous, on ne fait qu’agréger, faites votre ménage. Et pourtant, la page 123people avec mes noms et prénom, elle existe.
Je peux même y créer une alerte en cas de nouveauté. Idéal pour que ma RH suive un peu mon activité sur le net tiens.

Ce genre de service n’existe que par et pour google.

Je ne sais pas quelles sont les lois à propos du regroupement d’information sur une personnes. Je ne sais pas si il existe un degré d’habilitation à la surveillance et à l’archive de l’activité d’une identité. Mais je demande un tout petit service à google :

laisse moi gérer MON identité. Trouve une solution dans ton algorythme pour identifier quand ce que tu ajoutes dans ta base concerne une personne. Surtout quand celle ci assume ses noms et prénom sur internet. Ajoutes moi uniquement si j’autorise la publication chez toi de ce que j’ai posté ailleurs, de mon activité ailleurs.

Pardon google si je t’ai cité en exemple, mais je n’ose même pas parler de Bing, qui ignore complètement les balises no-index. Lui, il ne mérite même pas d’exister.

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Mais Monsieur, toutes ces données sont publiques !

03/11/2009 RemiB 2 commentaires

Le cas m’avait déjà frappé il y a peu, lors d’un test de dé-référencement massif de ma pomme.

Je m’explique :
Pour une étude de cas concrète sur la vitesse de référencement / déférencement de google, je me suis auto proclamé cobaye.  Je me suis donc inscris il y a quelques mois sur 3 ou 4 sites de freelance, en plus des mes autres profils publics. J’ai ensuite laissé google faire son boulot. Il y a deux semaines, j’ai entrepris la démarche inverse : utiliser l’outil de google pour mettre à jour les pages me concernant sur lesquelles j’avais supprimé mon  nom, ou alors les comptes que j’avais carrément supprimé / résilié.

Je ne vais pas vous débriefer le déroulement et le résultat de ce test, ce n’est pas le sujet de ce post. En revanche, j’avais contacté 123people pour qu’ils virent la page qu’ils hébergent sur leur site, et qui porte mes noms et prénom. Vous savez, la fameuse www.123people.fr/s/prénom+nom. J’ai donc eu la réponse à laquelle je m’attendais :

“Monsieur, ces données sont publiques, elles sont sur internet”

J’avais du mal m’exprimer, puisque ma demande portait sur la page à mon nom, et pas sur les données qu’elle contient, mais soit, je prend acte, les données qui me concernent qui sont publiées sur internet sont “publiques” et peuvent être agrégées par n’importe qui. En l’occurence 123people.

Et puis là, cet après midi, rebelotte.

Je poste un petit twitt un rien provocant à propos du service http://www.rssfriends.com/ .
Le principe de ce service est simple : vous rentrez un pseudo, et vous obtenez des flux RSS des gens qui suivent le compte, le quittent, des gens suivis et dé suivis par le compte. Que ce soit votre compte, ou pas.

L’auteur du service me répond, c’est déjà bien, en m’indiquant que ce n’était pas fait pour ça, mais que oui, en effet, ça peut aussi servir à espionner les comptes des autres. Mais que de toutes façons, toutes ces informations sont publiques.

Bon, là, vous vous dites “il est bien sympa Rémi de nous raconter sa vie, mais ses twitt et ses googlages, on s’en bat le steack”

On en arrive donc enfin à la question posée par ce billet, avec une mise en parallèle comme je les affectionne :

Demain, je vais suivre ma voisine. Je vais noter tous ses déplacements, les gens avec qui elle parle. Je vais noter ce qu’elle dit à sa boulangère. Je vais aussi relever sa plaque d’immatriculation. Puis je vais prendre toutes ces infos, et les épingler sur un tableau d’affichage, dans la rue.
Tous ses déplacements, toutes ses conversations, auront eu lieu dans un endroit “public”. Donc par défaut accessible à tous.

Je n’ai fait qu’agréger madame.


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Il n’y aura pas de grand frère imposé

Il n’y a pas si longtemps, je me souviens de discussions à propos du fait que c’était dégueulasse, toutes ces caméras dans les rues, épiants notre façon de traverser la route. Nous étions révoltés, en 2000, par la densité des caméras à Levallois-Perret. Maintenant, tout ceci me fait sourire.

Has been. Désormais, la surveillance, l’auto fichage font partie des tâches quotidiennes du citoyen connecté.
Facebook, l’étape mainstream, à l’heure actuelle, on peu dire qu’un français sur cinq y est inscrit. Dans le meilleur des cas, la moitié d’entre eux a réglé ses parametres de confidentialité pour ne pas être indexé par google. Ce qui nous fait 8 millions de français dont le nom et le prénom associés à une photo ont été indexés par Google. Appelons  cette indexation le facteur X.

Google, le bien aimé. J’ai toujours été persuadé que ce qui fait la différence entre l’aura de Google et celle de Microsoft, à la grande époque de ce dernier, c’est le fait de proposer ses outils gratuitement.
Parmi ces outils, Picasa. Simple, Ergonomique, vraiment pratique, et associé à un compte en ligne pour partager ses photos, Picasa s’avère être un outil véritablement efficace. Picasa est sympa, car il vous propose de vous dédouaner de la fastidieuse tâche “tag” des personnes sur les photos en le faisant à votre place. Pour cela, une courte phase d’apprentissage, dans laquelle vous indiquez à qui sont les visages pointés par le logiciel. Appelons  cette étape le facteur Y

Et vous voyez où je veux en venir, l’équation X + Y.

On couple cela avec Z, les informations EXIF des photos, et la conclusion est la suivante : à l’heure actuelle, google possède les outils permettants de déterminer qui fréquente qui, à quelle régularité, pendant combien de temps. Vous étiez où pour le reveillons de Noel 2005 ? Chez vos parents ? Pourtant il n’y a aucune photo de vous en leur compagnie à cette date, par contre, on vous voit avec cette demoiselle, la veille, vous savez, celle qui a été retrouvé morte ce matin. Rassurant non ?

Mon premier conseil s’adresse donc aux criminels et autres habitués des petits larcins : évitez de mettre une vraie photo de vous sur facebook, skyblog et autre myspace, même si arborer des liasses de billets verts c’est génial !

Allons un peu plus loin, en continuant avec les outils google, associé à un autre objet top tendance hype : l’iphone.
Il y avait 810 000 iphones vendus en France en Mars 2009. Associé à l’application Google Latitude, l’Iphone permet de vous localiser sur une carte. Outil indispensable pour éviter l’éternelle question “Allo, t’es où” apparue au début de l’ère du bipbop.
Vous pouvez donc, sur la base du volontariat, communiquer votre position à vos amis. Génial non ?

Maintenant ajoutez une photo sur picasa, prise avec votre iphone, à Pigalle, 23h34, google serait vraiment très cool s’il pouvait géolocaliser la photo en temps réel non ? Un service à venir, sans doute. Et l’on en sera très content. Même si le visage de Jean Pierre apparait dessus. Jean Pierre qui n’a pas d’Iphone. Jean Pierre qui, persuadé d’avoir réussi à embrouiller sa femme va se retrouver SDF et divorcé dans deux mois grace au combo Facebook + Picasa. Finish him !

Sans aucune transition, passons à un autre outil en vogue et en phase de déploiement : les puces RFID. Même si la société violet, véritable messie français de la technologie est en mauvaise posture, il n’y a aucun doute sur l’avenir de ces puces. Sans tomber dans la science fiction, on peut imaginer que dans 1 an, 2 peut être, la totalité des produits et marchandises vendus possedera sa petite puce d’identification. Tellement plus pratique que les codes barres, car sans contact direct ni sens de lecture.

Mme Michu qui fait ses courses chez Auchan a découvert cette année le service rapid auchan, elle fait ses courses normalement, mais se balade avec un pistolet lecteur de codes barre. Ca lui permet de remplir son caddie en ayant en temps réel le prix de ses achats, et de faire un passage en caisse plus rapide. Cela plait tellement à toutes les Mme Michu de France que le systeme est décliné par toutes les enseignes, et le nombre de caissieres rapidement diminué. Puis Mme Michu en a marre de cette corvée. Les enseignes déploient le RFID. Vous mettez l’article dans le caddie, et il est enregistré, son prix s’affiche sur un petit écran situé juste au dessus de l’endroit ou vous glissez votre pièce de 250€ comme caution pour ces caddies hi tech.

Bref, vous faites vos courses plus vite, pas de passage en caisse, juste un portique de controle RFID qui compare votre passage à ce qui a été bipé par le caddie, avant de vous laisser sortir. Pas de paiement, tout est débité directement sur votre compte. D’ailleurs le coup de la pièce de 250€ comme caution, c’était de l’humour, c’est une carte bleue que vous glissez dans le caddie.

Arrivé chez vous, vous rangez vos aliments dans vos placards, dans le frigo. Eux même équipés de lecteurs. Vous avez vos statistiques de consommation de céréales et donc vous pouvez prévoir que la prochaine fois, il faudra en acheter deux paquets. Vous voyez également que vous avez mis plus longtemps à les manger cette fois ci, normal, ils ont changé la recette dernierement, et ils vous plaisent moins.

Eventuellement, le renouvellement du stock d’aliment se fera automatiquement grace à ces statistiques, avec livraison à domicile.
Ces statistiques seront donc envoyées à votre distributeur préféré. Celui qui a été reperé grace à votre Iphone, c’est celui ou vous allez le plus souvent, ou alors que vous avez enregistré en nouveau favoris lors de votre dernière visite. Lorsque vous êtes arrivé dans le supermarché, une caméra vous observait, et vous a distribué immédiatement un coupon de réduction pour vos céréales, elle a reconnu votre visage.
Vous avez également un coupon de réduction pour un jeu vidéo, pour votre fils, celui ci est encore absent aujourd’hui alors qu’il vient 1 fois sur 2 avec vous normalement, il faut le re-fideliser.

Viens donc la conclusion, sous forme de question : et si Big Brother, c’était Mamouth ?