Archive

Archives pour la catégorie ‘Mais qu'est ce qu'il raconte ce mec ?’

La menace fantôme

04/02/2010 RemiB un commentaire

Âme. Âme du communautaire. Âme du participatif. Âme, tu disparais.

Je ne sais plus par quel bout commencer.
Il fut une époque, où, pour la première fois, j’installais ICQ. Là, par miracle, en entrant le nom de ma ville, j’avais une liste de personnes, et j’osais, suivant des critères bien personnels, les interpeller.
Il fut une époque où, pour la première fois, j’installais mIRC. Là, par miracle, en listant les salons de discussion hébergés par le serveur, j’en trouvais un qui, forcement, m’intéressait.
Il fut une époque où, pour la première fois, j’installais  un jeu multijoueur. Là, presque par miracle, après “un peu” de temps consacré à la configuration, je partageais un moment de divertissement avec un ami, ou un inconnu.
Il fut une époque où, pour concentrer tous ces amis que je croisais finalement partout au même endroit, on installait un phpBB sur un coin d’hebergement multimania (mygale ?).
Il fut une époque où, l’arrivée de gandi sur le marché de la vente de nom de domaine fut une révolution.

Et puis tout le monde parla de “stratégie internet”, les plus grand mirent les pieds dans ce nouveau monde qu’ils ne connaissaient pas, faisant confiance à des personnes ou entreprises qui disaient s’y connaitre, avoir fait des études de marché, et que oui, commercialement parlant, pour faire du business, internet, c’est l’avenir. Et ils avaient raison, internet, c’était l’avenir. Mais demain, c’est loin.

Rideau. Explosion de la bulle. RAZ de la crédibilité du support, on recommence mais…

Cette fois ce sont les gens qui ont grandi avec le net qui sont aux commandes, ils se lancent sur des concepts auxquels ils croient, puisque c’est ce qu’ils veulent, eux, mais qu’ils ne trouvent pas. Et ce n’est pas un hasard si le web devient “social”. Il révèle juste sa vraie nature. Les blogs font leur apparition, et servent déjà de tremplin alternatif aux sites innovants  (qui a dit LaFraise)  qui ont bien comprit qu’ils peuvent se passer des régies publicitaires.

Je ne suis pas historien du net, juste contemporain, et quand même un peu acteur, à mon echelle. Je vais m’arrêter là dans cette mise en situation de peur de dire un peu plus n’importe quoi. Je vais me réorienter vers le fond du post, le sujet qui fait que vous venez de vous taper 384 mots.

Ca tombe bien que j’en arrive à parler de LaFraise, ça va être mon exemple d’illustration.

Ayant évolué en même temps que les outils, aujourd’hui,  je suis moins sur mIRC que sur twitter et Facebook. Et je dois avouer que ces derniers mois, j’ai un peu peur. Je me sens comme un navi qui voit débarquer tout un tas de Jack Sully sur sa planète oueb 2.0. Ils utilisent “nos” outils, apprivoisent “notre” langage, et finissent par calquer nos usages. Ok, le parallèle avec AVATAR est en partie une chasse au référencement, mais au final assez parlant. Ils, ce sont les nouveaux chercheurs d’or. Oh, ils peuvent être passionnés par le web, et foncièrement honnêtes dans leur démarche, mais ce qu’ils veulent, c’est transformer notre âme, et finalement même, la détruire. Tels des apprentis sorciers, ils courent à la catastrophe.

Revenons à notre Fraise. Plus qu’un site de vente de t-shirt, le site est devenu en 3 ans un véritable modèle de communauté virtuelle. Avec ses fans, ses mécontents cycliques, et surtout, surtout, son élément fédérateur Patrice Cassard. Mais il n’avait rien demandé à personne. IL n’était pas son concept. Il s’est juste retrouvé là, à animer le site, son idée avait une âme. Je ne pense pas que Patrice Cassard se soit une seule seconde proclamé community manager de quoi que ce soit.

Ensuite ? Ensuite il revend son site, et le nouveau propriétaire recrute lui, des community manager. Oh oui, le site fonctionne toujours, mais la clientèle est elle restée la même ?

Ca y est, j’ai cité le gros mot du moment. Community Manager.

Et oui, le mot existe, et puisque le mot existe, le metier doit aussi exister, non ? C’est évident. Mais si, il a sa définition sur wikipedia.

“Le community manager a pour mission d’animer les échanges entre internautes utilisant un service web commun et de faire respecter les règles de bonne conduite au sein de la communauté.”

Le métier de community manager serait donc une nouvelle apellation pour “modérateur”. Pourquoi pas. Allons plus loin.

Et c’est là que j’ai peur. Quand ça va plus loin. Il y a même une partie de la définition dédiée à la formation, et quand je vois école de commerce, cette fois, ça me file des boutons. Et, cerise sur le gâteau, il y a même une fiche de poste APEC. Ce sont les recruteurs qui vont être contents.

Je me perds dans les dédales d’une chose que je n’arrive pas a expliquer, à exprimer. Je dois absolument faire simple, au risque d’ennuyer la seule personne qui est arrivée à me lire jusqu’ici. Il faut que j’arrête de poster sur des sujets qui touchent mon affect.

NON on ne se proclame pas community manager.
NON on ne se forme pas au métier de community manager
NON  on ne devient pas community manager

Les community manager, ca n’existe pas. Soyons humbles s’il vous plait. N’imaginons surtout pas des plans de com de lancement de produit avec un mec dédié à ce lancement qui remuera les bras dans tous les sens pour attirer l’attention. Ça, c’est animateur de supermarché. Alors oui, si le community manager doit être un animateur de supermarché virtuel, de e-commerce, dans ce cas pourquoi pas.

Si la notion de community manager doit disparaitre, c’est au profit de l’appropriation des outils d’aujourd’hui et demain par les entrepreneurs eux même. Qui mieux que la personne impliquée dans un projet peut en parler, doit en parler ? Qui mieux que cette personne peut fédérer autour de son projet, recevoir des encouragements et répondre aux questions ?

Si un tier doit intervenir, ce n’est pas pour s’approprier les actions et faire le travail d’un reponsable de com, mais pour former, accompagner, crédibiliser les outils et le net.

Car comme dirait l’autre, il y a dans ce pays, une fracture. Une fracture ouverte entre les entrepreneurs locaux et les prestataires TIC.

Je ne participerais pas à l’élargissement de cette brèche, mais si vous voulez construire un pont, vous pouvez compter sur moi.

Et vous, tous les Jack Sully,  je vous fait confiance pour admettre que le seul moyen de me donner un peu raison, c’est d’admettre que vous avez un petit peu tort.

Pisser sous la douche, et après ?

24/08/2009 RemiB 2 commentaires

Je vais finir par croire que toutes les idées fines et poétiques viennent du Brésil. Après la déferlante string pour toutes (et tous), nous allons peut être devoir tous nous mettre à faire pipi sous la douche le matin au réveil.
Une ONG locale vient de faire le calcul, se lâcher tous les matins, c’est économiser 4 380 litres d’eau potable. Mais quitte à s’investir pour la survie de la planète, autant aller jusqu’au bout non ?

Voici une petite liste d’actions quotidiennes qui, mises bout à bout, permettront aux personnes qui lisent ces lignes de faire mieux que les brésiliens en terme de sauvegarde de notre eau potable.

- Remplir le réservoir de la chasse d’eau avec le tuyau d’évacuation de la machine à laver le linge
Pourquoi jeter directement cette eau usée et parfumée à la lessive ?

- Avaler le dentifrice en se brossant les dents.
Selon une étude récente, se brosser les dents, c’est consommer 10 litres d’eau. En avalant systématiquement, vous économisez ainsi presque autant qu’une chasse d’eau. Faisant d’une pierre deux coups, vous rafraîchissez également votre haleine en profondeur.

- Ne pas rincer la mousse après s’être rasé.
Au risque de paraître ridicule en sortant dans la rue, mais vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous. C’est vous qui avez mal étalé, et donc par la même occasion gâché du produit. Double économie sur le long terme et identification immédiate des gros nuls dans le métro.

- Ne pas fermer le rideau de douche.
Et vous lever 20min plus tôt. Ces deux actions vous permettront de profiter des éclaboussures d’eau pour nettoyer le sol de votre salle de bain. Encore une fois, facile de voir qui est trop fainéant pour sauver la planète lors de la visite des sanitaires de vos amis.

D’autres idées ?
Image de prévisualisation YouTube

Comment la géolocalisation sur twitter va tuer les réseaux sociaux

21/08/2009 RemiB 7 commentaires

Qui c’est qu’a twitté ?

Cette belle question aura bientôt instantanément sa réponse, sans passer par un outil tiers. Twitter ayant décidé de proposer la géolocalisation des twitt, rien de forcé bien sur, vous allez enfin savoir ce que votre voisin pense de vous lorsque vous mettez la musique a fond.

Mais avec cet ajout, twitter se tire une balle dans le pied. Partant du principe évoqué par Biz Stone:

” Avec un niveau de géolocalisation précis, vous allez pouvoir passer de la lecture des tweets des comptes que vous suivez à la lecture des tweets de n’importe qui dans votre ville ou voisinage, que vous les suiviez ou pas. Il est facile d’imaginer à quel point cela peut être intéressant lors d’un événement comme un concert ou quelque chose de plus dramatique comme un tremblement de terre “

on est en droit de se demander si twitter ne va pas resserrer les liens IRL, et ainsi redonner un souffle d’humanité à tous les geeks de la terre, qui, se tenant par la main, partageront enfin de vive voix leur impression sur le dernier Transformers.

Oui, vous pourrez voir que le mec, à coté de vous, avec sa tête d’abruti, il adore lui aussi Britney Spears. Vous pourrez même vous découvrir des points communs avec la vieille d’à côté, et finir par accepter d’aller promener son chien et de boire un petit café le vendredi après midi.

De là à ce qu’elle vous ajoute dans ses amis facebook, il n’y a qu’un pas. Et Facebook sera contaminé. En ajoutant de vrais amis, de vrais gens que vous croisez tous les jours, Facebook va devenir inutile. Les soirées diapo feront leur grand retour, rebaptisées “soirées LCD full HD 132cm” (sponsorisées par les 3 suisses).

Très vite, vos visites sur Facebook et Twitter s’espaceront. Jusqu’à disparaître complètement. Une tape sur l’épaule vous révélera la futilité d’un poke. L’alcool aidant, vous finissez vos nuits à jouer à action ou vérité, rendant ainsi obsolète “Ce que vos amis pensent de vous”.

Vous abandonnez également vos flux rss, car votre nouvel ami, pigiste dans un quotidien local vous explique que l’information sur internet va tuer son journal.

Les rencontres entre amis demandant énormément de place, les appartements se font trop petits, et les gens achètent ensemble de grands terrains où ils construisent leurs maisons, cultivent leurs légumes, se laissent pousser les cheveux.

L’amour fait main basse sur la planète.